Shikhara Shelties
 Berger Shetland
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Histoire et origine
 
 
Le shetland sheepdog ou sheltie est originaire des îles Shetland, île peu peuplées du nord de l'Écosse.
Elles sont battues par les vents et seule une maigre végétation y pousse de façon claisemée. Pourtant les berger ont réussi à élever de maigres troupeaux et ont produit diverses races de petite taille: des poneys, du bétail, des moutons et des chiens. Le chien a toujours été un allié des bergers pour rassembler et déplacer les troupeaux. Naturellement, le chien de berger a tendance à être un peu fougueux, à mordiller les moutons aux jarrets et aux oreilles, à les dispercer autant qu'à les rassembler. Un bon chien de berger, dresseé adéquatement en présence et par imitation d'un chien expérimenté, sera beaucoup plus calme et contrôlé et n'interviendra qu'au moment nécessaire, évitant de perturber
les brebis avec les agneaux et de défier les béliers. Il fera alors le travail de cinquante bergers!
 
 
 
Ainsi, pour obtenir ce rendement, on sélectionna des sujets de qualité: des chiens de gabarit identique au bétail qu'ils gardaient. En bref, le sheltie devait, si nécessaire, sauter sur le dos des moutons qui s'approchaient d'endroits dangereux.
 
 
Au départ, le border collie et les autres collies étaient rassemblés dans une même race, de gabarit plus petit que celui que nous connaissons aujourd'hui. Ensuite, le border collie fut considéré comme une race à part et les deux autres variétés de grand collies furent nommées rough collie (collie à poil long sauf la face) et smooth collie (collie à poil court). Le bearded collie (collie avec pelage long et abondant sur la face) est souvent rattaché aux autres collies, quoiqu'il constitue une race à part. Le rough collir, exporté dans les îles Shetland, est à l'origine d'une modification du type shetland sheepdog. En 1914, le standard du sheltie précisait que son apparence générale était approximativement celle du collie mais de taille réduite.
 
Au XIXe siècle, les exploitations agricole des îles Shetland portaient le nom de «toons», mot dérivé d'un terme norvégien «tun» signifiant «ferme».On appelait les petits chiens de berger «toonies». Au siècle passé, ces toonies étaient des chiens sans type précis, de petite taille, sans pourtant présenter les déformations du nanisme. Chez leurs ancêtres, on retrouvait des races comme le buhund norvégien de la famille des spitz, le yakki (ou yakkin) des baleiniers d'Islande ainsi que le berger d'Écosse, collie ou border. Le sheltie a probablement hérité du gène de la couleur bleu merle de son croisement avec le collie.
 
Les shelties furent exposés à la Cruft's de 1906 sous le nom de shetland collie. Cela devrait nous convaicre, si nécessaire, de l'influence génétique du collie.En raison de la protestation des éleveurs de collie, le club changea de nom et devint tout simplement le shetland sheepdog. Il fut reconnu par le Kennel club anglais en 1909 et officialisé au Canada en 1930.
 
L'encouragement pour la race se déclencha avant la Première Guerre mondiale lorsque les militaires firent des manoeuvres de débarquement dans les îles Shetland. Le sheltie fut alors importé en Écosse et en Angleterre. Cet enthousiasme se propagea pendant la guerre parmi les militaires de la Royal Navy.
 
D'entretien facile et peu coûteux, le sheltie ou chien berger de poche «pocket-shepherd-dog» a rapidement eu un succès mérité. Il est devenu une des races les plus populaires au monde.
 
Le sheltie, comme la plupart des chiens de berger, est le type même des chiens polyvalents, c'est à dire aptes à tout faire. Il fut et est encore chien de berger ou bouvier. Il aurait pu, nonobstant sa taille être un chien de douane, de dépistage pour la drogue, chien de secours (avalanche, décombres), et même chien pour les handicapés visuels ou moteurs. On l'a de plus en plus confiné dans le rôle, tantôt ingrat, tantôt réjouissant, de chien de compagnie. Mais n'oublions pas qu'il est avant tout un chien du premier groupe, un chien de berger pur souche habitué aux climats sévères. Le travail est aussi nécessaire au sheltie que la nourriture; ne rien faire lui sera insupportable. Sans dresser le sheltie aux techniques de conduite de troupeau, le propriétaire citadin peut lui apprendre bien des choses utiles, par exemple, lui faire suivre des cours d'agilité. Il conservera ainsi souplesse, musculature et endurance.
 
De grandes qualités au sheltie: intelligence, courage, vigilance, défense de la propriété, mobilité constante, méfiance des étrangers, affection sans réserve pour les enfants, humeur égale et grande tolérance du brossage...
Bien sûr, des éléments hérités et des comportements appris.
 
Le sheltie est un chien d'une grande sensibilité, aux réflexes très rapides et à la détente extraordinaire. Il a le besoin impérieux de vivre dans un climat de confiance et d'amitié.
 
 
 
 
 
 
 
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Mise à jour 30 Juillet  2010 
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